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Je ne vaux rien. Si je préférerais parfois Que tes doigts se fassent plus fermes Pour ne plus glisser loin de toi Je respecterai les termes Quitte à m’oublier en passant Pour mieux soutenir mes fuyants Et je pourrais souffler le fœhn Sur les gorges serrées des mains Qui, délaissées de ta peau, jeûnent En attendant d’amers regains Quitte à s’écorcher pour longtemps Pour mieux adoucir les serments Sans aucun soupçon de grâce Quand je ne vaux plus rien Le goût de vivre qui se lasse Quand je ne vaux plus rien Si je préférerais par cœur Te raconter nos souvenirs A la lueur des âmes sœurs Je choisis plutôt d’en finir Quitte à demeurer loin de moi Pour mieux frémir sous ta voix Et je pourrais te respirer Près des secondes qui décèdent Dans ces étoiles qui m’attiraient Bien avant que tu me précèdes Quitte à soupirer loin de là Pour mieux ressentir près de toi Sans aucun soupçon de grâce Quand je ne vaux plus rien Le goût de vivre qui se lasse Quand je ne vaux plus rien Si je préfère par évidence Dans tes bras amants, me languir A rester seul en pénitence Je préfère encore mourir Stéphane Joye - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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mal-être |