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Aux souvenirs de ton être. Par un bon matin, dit-on, Pour juger les aurores. Je ne sais s’il était bon Mais je le respire encore Quand je me souviens de toi. Comme ces rencontres imprévues Dont on caresse les soies Lorsque on les a trop bus, Lorsque les mémoires s’en mêlent Effrayées par la fuite D’un temps devenu mortel Puisque demain hésite… Si j’ai commis des erreurs Rien n’était prémédité Les souvenirs qui s’effleurent Ne sauraient se regretter Je me souviens des détails, De ces perles de givre Qui cachaient mal les failles Que les lueurs délivrent. Lorsque tu t’abandonnais, Laissant les pétales de sang Délicats s’éparpiller, Aux creux du soleil levant. Au cœur de ce nid de fleurs, Se trouvait tant d’attente. Un trop d’amour qui se meurt, Un peu d’espoir qui s’absente. Si j’ai commis des erreurs Rien n’était prémédité Les bonheurs qui s’effleurent Ne sauraient s’éterniser Quand me revient ce matin, Cet autre soir s’y accroche. Celui qui sépare nos mains, Par les cris qui écorchent. J’en oublierai les détails, Pour mieux m’en préserver, Dans l’étrange soupirail Qui me retient esseulé. …alors de bon matin, dis-je, je saurais reconnaître les parfums qui se figent aux souvenirs de ton être. Stéphane Joye - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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