Les valkyries par Pascal Lougarre
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Coup de poignard!
C'est le réveil qui tranche un reve très épais.
Gout de cafard;
lundi m'appelle d'une voix faible et enrouée.
Mes yeux me brulent.
Ma cervelle, ou-est-ce que je l'ai rangé hier soir?
Quelques scrupules me rappellent:
dans fétard, il y a surtout tard.
Sur la table, un dernier verre, indice précieux et plutot louche.
Et tout le sable du désert, qu'est-ce qu'il fout autour de ma bouche?
Je repousse les avances appuyées de mon lit.
Je me lève...
Hola! Ca y est j'y suis:
C'est la charge des valkyries!!
Et ça galope dans ma tete.
Ca me piétine les neurones.
Un reste de purée-cigarettes m'avale un pied.
Je me crampone.
Allé direction le rasoir et les insultes du miroir.
Tout doux les ch'vaux ça tremble trop.
S'il vous plait, deux min...Aie! Trop tard.
Ca "cri de guerre" et ça galope.
Ca me piétine les neurones.
Dans mon estomac ça gigote?
Elles sont descendues...les friponnes.
Trois bols ras-bords de café noir, c'est un peu trop pour ces fillettes.
Alors par hospitalité je gerbe tout dans la cuvette.


Voilà, je suis parti.
Je vais bosser, fringuant comme une épave.
Plus jamais je ne demanderais à une horde de déesses scandinaves de me ramener.
La prochaine fois, je rentrerais chez moi tout seul!
...tout seul...


Et ça galope dans la rue.
J'ai les valkyries dans la peau.
Et cataclop, elles se ruent en direction de mon bureau.
Neuf heure, je sors du métro.
Les escaliers m'ont achevé.
Je suis vidé, rouillé, pas beau...et la journée peut commencer.

Pascal Lougarre

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Thème Quotidien
modifié octobre 2008