Nostalgie par Jean-Paul PATARD
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Tous les arbres s’effeuillent
à l’approche de l’automne,
le parc semble bien seul
il n’accueille plus personne
Fidèle à nos amours
le petit banc complice
se souviens de jadis
quand j’lui f’sais la cour.

Il lui arrivait parfois
de dresser une frontière.
en me pointant du doigt
pour soulever la poussière
de ma mauvaise foi.
Il lui arrivait même,
après une colère
tout’aussi éphémère,
de m’confier ses peines
dans le satin d’Eden.

REFRAIN/
Elle a eu la patience
de me tendre la main
mais mon côté Latin
et mon indifférence,
mes chemins de traverses
et toutes mes maladresses
ont fini par lasser
cette femme que j’aimais.
REFRAIN/


Elle rêvait d’aurore,
d’une aurore boréale
pendant que son corps
sevré d’étreinte royale
haïssait les ports
au parfum de scandale
que j’arpentais à tord
comme une capitale.

Elle voulait préserver
comme un privilège,
les tendres murmures
et les florilèges
soufflés sur l’oreiller.
Elle me voulait fidèle
pour panser ses blessures
oubliant ses rivales
leurs supplices de Tantale
et leurs fines dentelles.

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Jean-Paul PATARD

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