Chacun pour soi et Dieu pour tous Les privilégiés au teint blanc Ne lâcheront pas le moindre pouce Sur le terrain des arrivants Se peut-il que ce soit la frousse Qui les rend si peu accueillants ? Ils ne partageront pas leur housse Avec des gens qui ont la dent Les miséreux, c’est malheureux Les indigents, c’est affligeant Sans paraître désobligeant On ne peut pas grand chose pour eux Elle est petite ma couverture Mais c’est ma couverture Ouverture d’esprit, c’est d’accord Mais pas dans mon décor Des cohortes de vieux Des malades, des envieux A nos frontières s’amoncellent Tels lépreux sans crécelles C’est pas qu’on ne puisse pas donner Mais faudrait voir à c’que parfois Nous aussi on puisse la glaner Notre part de ronds avant trépas C’est bien joli les exilés Mais dans la vie, chacun pour soi Et sans avoir l’air de râler C’est grâce à mon fric qu’ils sont là Les ventres creux c’est douloureux Les dissidents c’est emmerdant On a rien à voir là-dedans On ne peut pas grand chose pour eux On les aimeraient mieux fainéants Ce serait nettement moins dangereux Pour nos capitaux fructifiants Il vaudrait mieux qu’ils restent entre eux Des mots de haine d’un autre temps Prédisent un avenir désastreux A ceux qui refusent les camps Comme solution pour ces chancreux Les désireux sont trop nombreux Les grimaçants c’est agaçant Quand ils arrivent par packs de cent On ne peut pas grand chose pour eux Philippe Bailly - commentaires : Ajouter votre avis ma couverture philippe bailly qui les rend si peu accueillants ?ma couverture philippe bailly qui les rend si peu accueillants ? Le site - CONTACT |
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