Le murmure des fumeroles L’oeil rubis du géant Qui du fond de la casserole Sévère fixe le ciel D’un condor il suit le vol Sans cligner il attend On dit de lui qu’il somnole Les vigognes le veillent De tous il est le plus grand Même si sa loi s’étiole C’est de son tempérament Qu’est née la Ville Blanche Car de ses courroux d’antan Envers les Espagnols Reste le blanc étincelant Des pierres sous toit pervenche Quand les prêtres s’en iront Il faudra être prêt A dégager sans délai Sans tourner les talons C’est dans la lave il est vrai Que se lave l’affront Depuis bien avant Colomb Quand à Dieu, l’on déplaît L’haleine du volcan Un jour souffle la vie L’haleine du volcan Un jour souffle des vies Le Dieu Inca tout puissant Dont il est le symbole Pour s’adresser aux vivants Quelquefois le réveille Quand on sent trembler le sol Sous l’îlot verdoyant Et lorsque gronde l’idole Il faut prier le ciel Avant que ça dégringole Entend les flûtes de pan Les charangos qui s’affolent Pour quelques paires de hanches Et du quartier du couvent La musique s’envole Et chatouille le volcan A charge de revanche… Philippe Bailly - commentaires : Ajouter votre avis l’haleine du volcan philippe bailly sans cligner il attendl’haleine du volcan philippe bailly sans cligner il attend Le site - CONTACT |
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