LES PASSANTS Nos jeunes années se vident Notre printemps se ride Et je n'ai plus le goût d'inventer des chemins Notre bon temps s'effrite Vite, beaucoup trop vite, Mais, du passé, je ne regrette rien. Nos belles années s'éloignent De Mayenne en Bretagne Quand peu à peu s'effacent les souvenirs d'avant Sur sa terre comme en ville Chacun de nous s'exile Nous ne serons jamais que des passants. Nos bonnes années pâlissent Quand les soucis se tissent Et j'en oublie parfois de te prendre la main Mais quand l'espoir bourgeonne Chacun de nous s'étonne D'attendre le meilleur du jour qui vient. Nos frêles années chavirent Quand nos ombres s'étirent À l¹heure où l'on sait rire de ses premiers tourments À deux ou solitaires Nous voguons en croisière Vers un pays promis depuis longtemps. Vers le ciel, sur la terre, Chacun à sa manière, Nous ne serons jamais que des passants. Jean-Marie Audrain - commentaires : Ajouter votre avis les passants jean-marie audrain notre bon temps s'effriteles passants jean-marie audrain notre bon temps s'effrite Le site - CONTACT |
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